SOS Saint Joseph

SOS Saint Joseph

Qui êtes-vous Saint Joseph ?

Origine

Bien que de haute lignée, descendant du roi David (27 générations plus tard – Matthieu I-17), vous vous présentez toujours de manière modeste. Les principales sources d’informations à votre sujet, figurent dans la Bible, au début des évangiles de st Matthieu et st Luc.

Jésus votre enfant est donc de la 28ème génération : 28 = 7 (chiffre de la divinité) x 4 (chiffre de l'humanité). ; Jésus est en effet pleinement Dieu et pleinement homme - calcul fait à partir du Roi David, le nom "Fils de David" attribué à Jésus étant le nom du Messie (sinon les 2 généalogies évangéliques remontent à Abraham et Adam !)

Jésus est officiellement descendant du Roi David par vous saint Joseph son père adoptif, et descendant du Roi David selon la chair par sa mère, votre épouse, la Vierge Marie également sa descendante.

 

Le silencieux

Vous êtes Saint Joseph, en premier lieu, un être silencieux. Pas une parole de vous n’est rapportée dans les évangiles. De même à Cotignac, vous apparaissez à un berger en lui portant secours avec quelques mots succincts. A Fatima, le 13 octobre 1917, vous apparaissez à 3 enfants, aux côtés de votre épouse et de l'Enfant Jésus. Vêtu de blanc, vous bénissez la foule, en traçant trois fois le signe de la Croix.

 

Vous êtes un homme d’écoute, écoute de Dieu à qui vous obéissez scrupuleusement et écoute des hommes à qui vous répondez avec attention lorsqu’ils s’adressent à vous. Il me semble que c’est en partie pour cette raison que tout être humain peut s’adresser à vous sans être gêné, quels que soient ses repères culturels ou spirituels. En effet, pas de paroles = pas de blessures, pas d’incompréhension, pas de révolte.

 

La parole est un lien essentiel entre les hommes et entre Dieu et les hommes, mais celle-ci peut être source de malentendus. Il n’y a qu’à observer comment Jésus, Verbe de Dieu, Parole de Dieu, déchaîne les passions lorsqu’il prend la parole. Ne dit-il pas de lui-même d’ailleurs, qu’à cause de lui, la mère s’élèvera contre la fille et la fille contre la mère, le père contre le fils et le fils contre le père ... Sa Parole est éducatrice mais n’est pas reçue par tous.

 

Avec vous, pas de souci de ce côté-là, personne ne peut se sentir agressé ou jugé en raison d’une de vos paroles qui aurait été mal interprétée, puisqu’aucune ne nous a été rapportée. Si vous aimez le silence, c’est que votre vocation est avant tout d’être gardien de la Parole divine. Et pour garder cette Parole en la personne de Jésus enfant, le silence vous a permis de rester attentif à ses faits et gestes. Vous avez été témoin de ses actes et de ses paroles, les méditant avec votre épouse la Bienheureuse Vierge Marie.

 

L'époux

On ne sait rien de votre enfance, votre vie ne nous étant racontée qu’à partir de votre mariage. A votre époque, dans votre tradition, la première partie du mariage était une période où les époux vivaient de manière virginale. On peut comparer cette situation matrimoniale à celle que vivent les époux chrétiens actuellement : il y a la période du mariage civil qui est un engagement des époux devant la société, engagement assorti d'un contrat de mariage de mise en commun des biens ou de séparation des biens ... Pour les époux chrétiens, ce mariage a une valeur réelle d'engagement mais ne les autorise pas encore à cohabiter ensemble et à ne faire qu'une seule chair. Ce n'est qu'après le mariage religieux que les époux chrétiens pourront s'unir dans leur intimité et concevoir par la suite un enfant ensemble. On pourrait dire que c'est dans cette période entre le mariage civil et le mariage religieux, que la Vierge Marie conçoit en son sein, Jésus, par l’action du Saint-Esprit. L'Incarnation de Jésus sur la terre se fait donc au sein d'un couple marié mais vierge, le couple de Joseph et Marie. D'ailleurs l'Ange parle bien à Joseph de "sa Femme" en désignant Marie (Matthieu I-20) et non pas de sa Fiancée. "Joseph son Mari qui était un homme juste ..." (Matthieu 1-19) Là c'est clair !
 
 

Le Juste

Votre Femme ne vous avait pas parlé de son début de grossesse sur le moment car elle faisait confiance à Dieu pour vous prévenir en temps voulu, de cette situation qui Le concernait en priorité. Elle vous annonce peu après, qu’elle compte rendre visite à sa cousine Elisabeth enceinte de 6 mois. Pas simple pour de jeunes époux de devoir se séparer pour quelques mois, mais vous êtes portés par une confiance mutuelle, si bien que l’une n’hésite pas à formuler une demande pour le moins surprenante et que l’autre lui répond favorablement sans la moindre question. A son retour, vous remarquez que votre virginale épouse est enceinte. C’est le séisme : vous ne doutez pas d’elle bien sûr car vous connaissez les Saintes Ecritures, en particulier la prophétie qui annonce qu’une vierge enfantera le Sauveur d’Israël : "Voici la Vierge est enceinte, elle va enfanter un fils et lui donnera le nom d'Emmanuel." (Isaïe 7-14). Marie est cette femme, cela vous paraît évident. En revanche, vous avez du mal à discerner ce qu’attend Dieu de vous dans cette histoire. Par prudence, vous décidez de rendre discrètement à Marie sa liberté afin qu’elle puisse aller au bout de son destin divin. Cela est intéressant de considérer à quel point votre position est juste. Votre projet de mariage virginal était tout à fait légitime. Or les évènements bousculent totalement ce projet. Vous décidez donc de vous retirer, humblement, afin de laisser la Providence gérer les évènements.
 
 

L'obéissant

C’est dans cet état de disponibilité complète et de renoncement, que l’Ange du Seigneur vient vous visiter. Il était déjà allé à la rencontre de Zacharie puis de Marie pour leur annoncer à chacun qu’ils auraient un fils. C’était à votre tour à présent de recevoir son annonciation : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie ta femme, car ce qui a été engendré en elle vient du Saint-Esprit. Elle enfantera un fils et tu l’appelleras du nom de Jésus car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » (Matthieu I-20). Aussitôt dit, aussitôt fait ! Vous renoncez à répudier secrètement votre épouse et vous l’accueillez avec l’enfant qu’elle porte, dans une grande joie. Vous comprenez sans doute à ce moment-là que le Seigneur avait décidé de prendre chair au sein de l’engagement que vous aviez scellé avec Marie. Il respectait cet engagement nuptial et virginal et le consacrait en venant s’incarner au cœur de celui-ci. A votre exemple, sachons parfois renoncer à des projets mêmes s’ils sont excellents, lorsque les évènements en décident autrement. Accepter un échec ou une porte qui se ferme est toujours un coup dur. A votre suite Saint Joseph, comprenons bien que nous devons parfois renoncer à un bien, temporairement, afin d’être comblés par un bien supérieur par la suite.
 

L'actif

Après avoir écouté l’Ange du Seigneur, vous vous êtes mis en route avec votre épouse enceinte, vers Bethléem, la cité de David votre ancêtre, où vous deviez vous faire recenser. Vous êtes un homme responsable et courageux. Votre femme est enceinte et le voyage s’annonce éprouvant mais vous vous mettez en route. Dieu pourvoira ! Pourtant, pas de place pour vous accueillir en cette nuit d’hiver dans la salle communale de Bethléem. Et Marie qui est sur le point d’accoucher. Vous vous mettez en quête d’un lieu abrité, une sorte d’étable avec une crèche. Le Seigneur Tout-Puissant vous a-t-il abandonné ? Non seulement son Fils doit naître loin de sa maison, après un voyage épuisant, mais en plus pas de place parmi les hommes pour le recevoir. Cela ne vous arrête pas pour autant ; pas le temps de se lamenter. Et puis, « tout concourt au bien de celui qui aime Dieu ».
 

L'adorateur

C’est donc au milieu de sa Création que le Créateur a voulu voir le jour : les Anges chantent dans le Ciel à pleine voix pour célébrer l’évènement, les bergers accourent et se prosternent, puis viendront les mages qui auront suivi l’astre miraculeux. Les temps sont venus pour effectuer les rites de purification après la naissance ; vous partez en famille au Temple de Jérusalem, consacrer votre fils premier-né. Cette fois-ci, ce sont deux prophètes qui viennent vous accueillir ; le vieux Siméon élève le Tout-Petit le Tout-Puissant et chante son cantique d’action de grâce au Maître Souverain. Vous avez vu défiler de nombreuses personnes venues rendre hommage au Divin Enfant et vous vous associez avec Marie, à leur adoration.
 

Le protecteur

Après le départ des mages, l’Ange du Seigneur vous apparaît à nouveau. Il faut protéger l’enfant menacé de mort par le cruel roi Hérode. Celui-ci a envoyé ses troupes pour massacrer les nouveau-nés, par crainte d’être détrôné par l’un d’eux à l’avenir. Vous vous exilez donc en Egypte sans perdre de temps, emmenant avec vous la mère et l’enfant. Décidément, que de tourments ! Vous vous installez en terre étrangère sans savoir pour combien de temps. Puis l’Ange vous informe que le roi est mort et qu’ainsi vous pouvez regagner la terre d’Israël. Le nouveau roi est du même bois que son père, ce qui vous fait craindre à nouveau pour l’enfant. Vous décidez donc, après un nouveau songe, de vous retirer dans la région de Galilée dans une ville appelée Nazareth.
 
Ste Famille.jpg
 

 Le père

Jésus grandit en force et en sagesse. Il atteint l’âge de 12 ans avec une pleine maturité. Vous l’emmenez comme tous les ans, pour la fête de la Pâque, au Temple de Jérusalem. Vous lui faites entièrement confiance et le laissez libre de ses mouvements. Vous rentrez chez vous avec Marie, supposant qu’il était avec ses compagnons de route dans la caravane de retour. Ne l’ayant pas vu au bout de la première journée de marche, vous repartez inquiets en sens inverse, à sa recherche. Ce n’est finalement qu’au bout de 3 jours, que vous le retrouvez, tranquillement assis dans le Temple, en train d’enseigner les docteurs de la loi stupéfaits d’admiration. A sa vue, vous êtes saisis d’émotion. Marie exprime votre angoisse et votre incompréhension commune. Elle parle de vous à Jésus en vous désignant comme son père. Après tant d’anxiété, sa parole a dû vous réconforter. Qui, mieux que la mère, peut désigner le père à l’enfant. D’ailleurs, dans le droit civil, s’il était incontestable de désigner la mère comme étant celle qui mettait l’enfant au monde, le père était désigné de manière putative : c’était en effet l’époux de la mère qui était déclaré par principe le père de cet enfant, qu’il en ait été le géniteur ou non.
 

Mission accomplie

Vous ne comprenez pas sur le moment, la réponse énigmatique de Jésus : « Pourquoi donc me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas que je dois être dans la maison de mon Père ? » Finalement il vous suivit de bonne grâce et redescendit avec vous à Nazareth.  Il vous était soumis et « continuait à croître en sagesse, en taille et en grâce devant Dieu et devant les hommes. » (St Luc – II-52) J’aimerais revenir sur cette réponse de Jésus qui a dû être limpide pour vous par la suite. Elle se présente tout d’abord sous forme de questions, ce qui est, dans le style oratoire de Jésus, une manière charitable d’adresser un reproche. Il espérait sans doute que vous auriez compris par vous-mêmes que le temps était venu pour lui, d’enseigner dans le Temple puisqu’à l’âge de 12 ans, l’enfant avait atteint sa majorité religieuse. Par ailleurs, aux mots « ton père » employé par Marie pour vous désigner, il répond par les mots « mon Père ». Jésus vous indique avec solennité, le lien qui l’unit à son Père céleste. Sa mission sur terre qui est de faire connaître Dieu miséricordieux aux hommes, a commencé. Cela signifie donc que votre mission à vous est accomplie : vous avez amené Jésus à sa pleine maturité, lui dispensant votre amour, votre protection et votre culture. Il est prêt à prendre à présent sa vie en main. Il attendra pourtant encore 18 années, avant de partir sur les routes pour continuer à annoncer la Bonne Nouvelle.
 
 

Le travailleur

Saint Joseph artisan déclaré saint Patron des travailleurs par le Pape Pie XII et fêté à ce titre le 1er mai, "modèle de tous ceux qui sont voués au travail, obtenez-moi la grâce de travailler en esprit de pénitence pour l'expiation de mes nombreux péchés; de travailler en conscience, mettant le culte du devoir au-dessus de mes inclinations; de travailler avec reconnaissance et joie, regardant comme un honneur d'employer et de développer par le travail les dons reçus de Dieu; de travailler avec ordre, paix, modération et patience, sans jamais reculer devant la lassitude et les difficultés; de travailler surtout avec pureté d'intention et avec détachement de moi-même ayant sans cesse devant les yeux la mort et le compte que je devrai rendre du temps perdu, des talents inutilisés, du bien omis et des vaines complaisances dans le succès, si funestes à l'oeuvre de Dieu. Tout pour Jésus, tout pour Marie, tout à votre imitation, patriarche saint Joseph! telle sera ma devise à la vie à la mort. Ainsi soit-il." - prière du Pape st Pie X
https://livres-mystiques.com/partieTEXTES/Jaud_Saints/calendrier/Vies_des_Saints/05-01.htm
 
 

Mort et entrée dans la Vie

Nous ne connaissons pas plus les circonstances de votre mort que celles de votre naissance.
Une certaine tradition dans l'Eglise émet l'hypothèse que, bien que n'ayant pas bénéficié d'une Conception Immaculée comme votre Epouse, vous avez reçu de telles grâces que cela vous a permis de ne point commettre le moindre péché durant votre vie terrestre.
Un très beau texte de Mélanie de la Salette (voyante dont l'apparition du 19 septembre 1846 fut reconnue par l'Eglise) illustre admirablement cette réflexion dans le livre de Hyacinthe Guilhot - la vraie Mélanie de la Salette - p. 195 :
Saint Joseph est, après la Mère de Dieu, le Saint le plus élevé en gloire dans le Ciel,
"doux, aimable, avenant ... humble de coeur et d'esprit, d'une pureté dépassant celle des Anges, d'une Foi héroïque et d'une sensibilité qui, d'avance, le faisait participer au martyre de son Enfant adoptif Jésus. L'oraison et le silence constituaient la trame de sa vie spirituelle."
Toujours d'après Mélanie, Saint Joseph mourut dans les bras du Seigneur Lui-même, trois ans avant le drame du Calvaire et serait allé aux limbes jusqu'à sa Résurrection. Le Samedi Saint, il est entré au Ciel avec son âme et celles de tous les Saints puis serait serait ressuscité avec son corps et entré avec Jésus au moment de son Ascension, dans le séjour des bienheureux ... Cette reconstitution anticipée et totale - physiquement et spirituellement - de la Sainte Famille (après l'Assomption de Notre Dame) satisfait à la fois, notre raison et notre coeur. Mélanie rappelle que saint Joseph est le patron de la Bonne Mort et affirme qu'il est toujours exaucé par Celui qui fut son fils.
 
Jésus, Marie, Joseph, je vous donne mon coeur, mon esprit et ma vie !
 
 
Saint Joseph, vous régnez à présent auprès de votre épouse, la Reine du Ciel et auprès de votre Enfant le Seigneur Jésus. Lorsque nous considérons tout le bien accompli au cours de votre vie sur terre, avec courage, discrétion, douceur et humilité, c’est pleins de confiance que nous nous tournons vers vous à présent, afin de solliciter de votre grande bonté, un secours renouvelé dans nos besoins terrestres. 
 
-----------------------------------------------------------
 
Pour aller plus loin :
 
 
 
 
 
 
 
 
Saint Joseph s'inscrit dans le plan de Salut de Dieu :  OUI Dieu nous aime
 


28/10/2014
0 Poster un commentaire

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 33 autres membres