SOS Saint Joseph

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Chapelles Vivantes et Petits Foyers de Lumière - Juillet 2022

Dans notre dernière veillée de prière, Saint Charles de Foucauld nous avait déjà apporté quelques enseignements pour « Adorer le Saint Sacrement ».

 

            Le livre de Monseigneur Rey: « l’Adoration au cœur du monde », vient contribuer à nourrir notre prise de conscience relative à ce Cadeau Divin inestimable pour le Salut des Âmes[1] et participe ainsi à mieux nous préparer pour accueillir ce Don de Dieu.

 

            « L’Eucharistie n’est pas seulement un souvenir de la Personne de Jésus. Elle continue de se donner à nous, non pas de façon symbolique mais réellement substantiellement, ce qui doit nous donner « la conscience vive que nous sommes devant le Christ lui-même » (Saint Jean Paul II dans Mane nobiscum domines, 16)

 

            Cette Présence réelle de Jésus perdure autant que subsistent les Espèces Eucharistiques. En raison de cette permanence, l’Adoration du Saint Sacrement constitue une rencontre personnelle, un face à face à hauteur de visage entre Dieu et les hommes. Dieu ne donne pas quelque chose, Il SE DONNE LUI-MÊME.

 

            Notons  que toute la création se présente dans ce petit morceau de pain: la terre où le grain de blé a été semé; le feu, le soleil pour faire pousser le blé et la flamme pour cuire le pain; l’air qui permet à la plante de grandir; l’eau nécessaire à la croissance du blé et l’eau mélangée à la farine pour faire le pain. L’hostie, « synthèse de la création » (Benoît XVI), offerte à la Messe est investie de La Présence du Seigneur. Si nos yeux de chair y voient un morceau de pain, nos yeux de la foi, eux, savent bien que « ce morceau de pain » est Dieu réellement présent au milieu de nous.

 

            L’Adoration ne peut être considérée indépendamment de la Messe. Elle en est la prolongation, et le premier fruit de l’Adoration sera de NOURRIR LA FAIM DE COMMUNIER. Comme l’écrivait Saint Augustin au IVème siècle, « Que personne ne mange Cette Chair sans d’abord L’Adorer. Nous pécherions si nous ne L’Adorions pas », ainsi l’Adoration dispose à « discerner le corps » (1 Co 11, 29), c’est-à-dire à reconnaître La Présence réelle du Seigneur Lui-même sous les apparences du pain et du vin. L’Adoration intensifie les fruits de l’Eucharistie: l’union à Dieu et l’unité entre les frères et sœurs en prolongeant le temps de la communion. L’Adoration fait grandir la communion au sein de l’Église, entre tous ceux qui se relaient devant le Saint Sacrement exposé et s’unissent à Jésus-Eucharistie pour entrer dans « les sentiments qui étaient dans le Christ Jésus » (Ph 2, 5), spécialement à l’heure de sa Passion où Il donna sa vie pour le Salut du monde.

 

            Prendre le temps d’Adorer, de se nourrir tel un sarment qui veut être toujours uni à la vigne du Seigneur pour porter de nombreux fruits: voilà une première grâce que Dieu désire nous donner - en d’autres termes : nous sanctifier dans le temps. »

 

 

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Séquence du Saint Sacrement

 

Le voici, le pain des anges,

 

il est le pain de l'homme en route

 

Le vrai pain des enfants de Dieu,

 

qu'on ne peut jeter aux chiens.

 

 

 

D'avance il fut annoncé

 

par Isaac en sacrifice,

 

par l'Agneau pascal immolé, 

 

par la manne de nos pères.

 

 

 

O bon Pasteur, notre vrai pain,

 

ô Jésus, aie pitié de nous,

 

nourris-nous et protège-nous,

 

fais-nous voir les biens éternels

 

dans la terre des vivants.

 

 

 

Toi qui sais tout et qui peux tout,

 

Toi qui sur terre nous nourris,

 

conduis-nous au banquet du ciel

 

et donne-nous ton héritage

 

en compagnie de tes saints.

 

 

 

Mystères Joyeux avec la Bienheureuse Vierge Marie

 

1 « Je crois en Dieu », 1 « Notre-Père », 3 « Je vous salue Marie », 1 « Gloire au Père »

 

 

Premier Mystère Joyeux : l’Annonciation

 

            L’Ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une Vierge fiancée à un homme du nom de Joseph, de la Maison de David, et le nom de la Vierge était Marie. Il entra chez Elle et lui dit: « Salut, Pleine de Grâce, le Seigneur est avec Toi… » Voici que Tu concevras et enfanteras un Fils et tu Lui donneras le Nom de Jésus. » (Saint Luc 1, 26-28/31)

 

            Cette Annonciation de l’Ange Gabriel à la Vierge Marie se fait dans le plus grand secret  - même vis-à-vis de celui qui sera son époux sur terre. Marie va garder cette Parole dans son cœur sans même comprendre comment cela sera possible. Elle reste dans la louange et la confiance en Dieu et se soumet entièrement à Sa Volonté. Ces mystères de l’Annonciation, ainsi que de l’Incarnation sont engendrés dans le plus grand Silence pour le plus grand Bien de l’humanité: le Mystère de la Rédemption !

 

Extrait du livre: l’Adoration au cœur du monde

 

            Prendre du temps pour adorer, nous sanctifie… En adorant dans le silence, le chrétien reconnaît la grandeur de Dieu, et, à la fois, accueille son amour rédempteur auquel le Christ l’associe… Nous peinons à comprendre le silence de Dieu car nous-mêmes ne savons plus nous tenir en silence. L’absence permanente de silence a des conséquences sur notre santé physique de la simple fatigue et irritabilité aux migraines, mais aussi sur notre santé spirituelle… Autrement dit nous avons besoin de silence pour découvrir et déployer notre vie intérieure. La prière est impensable sans silence, qui est une porte de la vie spirituelle…

 

            Le silence est l’habitude de Dieu, sa manière, sa présence incognito qui laisse place à la liberté de l’homme.

 

 

            « Tertullien[2] faisait remarquer, nous dit le Père Cantalamessa dans ‘Ceci est mon corps’ que: « Dans la façon d’agir de Dieu, rien ne déroute autant l’esprit humain que la disproportion entre la simplicité des moyens et la grandeur des effets obtenus. C’est exactement le contraire de ce qu’on observe  dans les œuvres humaines. » Dieu, quant à Lui, agit la plupart du temps en silence.

 

            Le Père nous attend aussi dans le silence de la plénitude des temps qu’évoque le livre de l’Apocalypse : « Quand l’Agneau vainqueur ouvrit le septième sceau, il se fit dans le ciel un grand silence » (Ap 8, 11) Dès l’origine, nous sommes issus du silence infini du Père, et nous arrivons au silence éternel du Père à la fin des temps. Cette discrétion silencieuse de l’Agir Divin apparaît particulièrement dans l’Incarnation de Jésus, ainsi que dans l’Eucharistie où Dieu s’approche de nous en silence.

 

            Dans le silence divin, le Père engendre pourtant une Parole vivante, son Fils. Du silence du Père vient le Verbe, nous dit saint Paul : « Jésus Christ, Révélation d’un Mystère gardé depuis toujours dans le silence, Mystère maintenant manifesté au moyen des écrits prophétiques, selon l’ordre du Dieu éternel » (Rm 16, 25) Jésus-Christ est le Verbe jailli du silence de Dieu. Ce Verbe qui s’est fait chair (Jn 1, 14) pour nous communiquer les paroles du Père, comme le manifeste Jésus dans cette prière à son Père céleste : « Je leur ai donné les paroles que tu m’avais données: ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé » (Jn17,8)

 

            Comment donc articuler le silence d’un Dieu indicible et qui se tait, avec l’accueil de la Parole de Dieu qui contient la Promesse du Salut ? Cette apparente contradiction se résout dans le Christ. En effet la Parole de Dieu est une personne: Jésus-Christ.

 

            Notre-Dame de l’Annonciation, dont le cœur était depuis toujours offert à Dieu et rempli de louanges, vous avez donné votre « Fiat » sans condition, gardant toujours cette simplicité d’être et de vivre dans la volonté pleine et entière de Dieu. Par votre accord sans condition, vous avez permis que soit accompli l’Œuvre de Salut pour tous les hommes.

 

 

            Intercédez avec nous, afin que nos membres de sécurité et de défense de France et tout le peuple de France réapprennent à écouter dans le silence la Voix de Dieu qui parle au fond de chaque cœur. Faites, Ô Vierge Marie, que nous redécouvrions tous la Vertu du Silence, Porte indispensable pour suivre la voie divine et apprendre à garder la Parole du Christ afin de pouvoir la mettre en pratique.

 

1« Notre Père », 10 « Je vous salue Marie » et 1 « Gloire au Père ».  Ô mon Jésus, pardonnez-nous nos offenses, préservez-nous du feu de l’enfer et conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre Miséricorde. Et que par la Miséricorde de Dieu, que les âmes des fidèles trépassés reposent en paix.

 

 

Humblement, dans le silence

 

Humblement, dans le silence de mon cœur,
je me donne à toi, mon Seigneur.

 

Enseigne-moi ta sagesse, Ô Dieu, viens habiter mon silence.

 

 

Deuxième Mystère Joyeux: la Visitation

 

            « Ce n’est pas en disant : ‘ Seigneur, Seigneur’ qu’on entrera dans le Royaume des Cieux, c’est en faisant la volonté de mon Père qui est aux cieux. »

 

            Tout comme la Vierge Marie vivait d’Amour qui la conduisait à vivre de la charité absolue par une écoute profonde des besoins d’autrui, ainsi est-il demandé à chacun de répondre à ce souhait de Dieu, de donner « notre Fiat » à cette Volonté Divine qui nous demande le don de nous-même. Pour accomplir ce plan que Dieu a sur chaque être humain, encore faut-il  demeurer à son écoute

 

Extrait du livre: l’Adoration au cœur du monde

 

            Dans ses Maximes, Saint Jean de la Croix écrivait : « Le Père éternel a dit une parole: c’est son Fils. Il la dit éternellement et dans un silence éternel. C’est dans ce silence de l’âme qu’elle se fait entendre.» Entendre cette Parole dans notre âme requiert le silence comme disposition intérieure et extérieure d’écoute… Et l’Adoration Eucharistique constitue un moment privilégié pour entendre le Verbe dans le silence de notre âme, puisqu’Il est réellement et silencieusement présent dans l’Hostie… Après le Christ, il ne peut y avoir aucun propos salvifique autre que ce qu’il nous dit par sa seule présence. Le Christ silencieux dans l’Hostie est en définitive une offre de Salut qui attend notre oui. A  l’amen de Dieu doit suivre l’amen du croyant.

 

            Le silence de Jésus dans l’Hostie n’est, comme à Nazareth et sur la Croix, que douceur,  bonté, humilité. Nous devons prendre ce silence eucharistique pour un signe évident de son amour et de sa miséricorde. « Ce n’est pas la parole humaine de Notre-Seigneur, celle que l’on entend, qui convertit mais sa parole de grâce. Or, Notre Seigneur, dans le Saint-Sacrement, nous parle au cœur, et cela doit nous suffire, car c’est une vraie parole.»  affirme Saint Julien-Eymard. Nous confondons l’amour avec le sentiment.

 

 

            L’amour de Dieu se trouve dans le don de Lui-même à sa créature: et cela ne fait pas de bruit. Le silence de Jésus-Hostie tient plus à sa bonté pour accueillir chacun. Il se met à la portée de tous, petits et ignorants. Il écoute patiemment tout ce qu’on lui dit et ne nous interrompt pas dans le récit de nos misères… Devant le Tabernacle, au pied de l’Ostensoir, chacun a la possibilité d’être écouté. Tel est le sens du silence eucharistique: tout à la fois, Jésus s’offre et Jésus accueille. En particulier, Il accueille le silence de ceux qui sont sans parole.

 

 

            Il investit par son silence de communion et d’offrande au Père, tous les silences de nos doutes, de nos peurs, de la honte liée au péché, de l’ignorance et de l’incompréhension. Il vient ainsi habiter notre intériorité et la part indicible de notre vie.

 

 

            Ô Marie, Epouse de l’Esprit-Saint, tu as ressenti tant de bonheur dans l’attente de la naissance de l’Enfant-Jésus! Remplie de l’Esprit-Saint, Tabernacle du Fils incarné, tu portes jusqu’à Elisabeth et à Jean celui qui provoque en eux une grande joie. Ils reconnaissent lors de ta visite, la présence du Sauveur auprès d’eux.

 

 

            Qu’il soit donné aux membres de nos corps d’armées de connaître ce privilège de l’Adoration et de la visite au Tabernacle et de pouvoir le vivre – notamment sur les terrains des opérations extérieures. Que les rayons d’amour émanant de l’Hostie vivante viennent transformer peu à peu leur Âme afin d’amener chacun d’eux à donner son « Fiat ».

           

1« Notre Père », 10 « Je vous salue Marie » et 1 « Gloire au Père ».  Ô mon Jésus, pardonnez-nous nos offenses, préservez-nous du feu de l’enfer et conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre Miséricorde. Et que par la Miséricorde de Dieu, que les âmes des fidèles trépassés reposent en paix.

 

 

Seigneur, foyer d’amour

 

Seigneur, foyer d’amour,

Faites-nous brûler de charité (Ter)

 

  

Troisième Mystère Joyeux : la Naissance de Jésus

 

            De riche, Il s’est fait pauvre pour vous, afin de vous enrichir par sa pauvreté. (II Co 8, 9)

 

            « Jésus, s’est fait pauvre pour que la pauvreté, qui est notre état, notre pénitence, le moyen de notre réparation, nous devint honorable, désirable et aimable en lui. » Saint Pierre Julien Eymard.

 

Extrait du livre: l’Adoration au cœur du monde

 

            La pauvreté rend hommage à Dieu car elle reconnaît que nous ne sommes rien sans Lui. Le silence de l’adoration n’est donc pas passif. Au contraire, il est efficace car il nous purifie. Il nous aide sensiblement à nous vider, à nous détacher de tout ce qui n’est pas Dieu.

 

            « Si l’âme met tout en œuvre pour être détachée et dépouillée de tout, il est impossible que de son côté, Dieu ne se communique à elle, au moins dans le secret du silence. Comme il est impossible au rayon du soleil de ne pas illuminer un espace serein où ne se rencontre aucun obstacle. » Saint Jean de la Croix.

            « Faire le vide » est la première et la plus importante préparation pour recevoir Jésus-Christ, disait Jean Tauler[3]dans un sermon. Pour faire ce vide, il convient d’expurger de soi toutes choses extérieures auxquelles nous sommes attachées et qui pourraient faire obstacle à Dieu. C’est également nous vider de « ce moi » qui nous empêche d’être pleinement au Christ.

 

             La naissance de Jésus s’est fait dans l’humble silence de la crèche. « Alors qu’un silence paisible enveloppait toute chose et que la nuit parvenait au milieu de sa course rapide, du Haut des Cieux, ta Parole toute-puissante s’élança du trône royal » (Sg 18, 14) Pas de trompettes ni de fastueuse musique ou coups de canons pour annoncer la naissance du Roi Tout-Puissant…

 

            De même que l’Incarnation du Christ, sa Mort Rédemptrice s’accomplit dans un silence qui les cache au démon. « Le prince de ce monde a ignoré la Virginité de Marie, et son Enfantement, de même que la Mort du Seigneur: trois Mystères retentissants qui furent accomplis dans le silence (hésychia) de Dieu (Ignace d’Antioche)… Cette charité, toute empreinte d’humilité ne peut être comprise du démon.

 

            Ô Marie, Immaculée Conception, toi qui as si bien su accueillir l’Enfant-Jésus à sa naissance par ton Absolue Humilité et Ton Adoration, nous déposons sur ton cœur, tous nos corps d’armées si contraints d’utiliser la force et de se révéler selon l’esprit du monde pour se faire garants de la défense.   

           

Intercède pour que chacun de nos membres de sécurité et de défense de France goûtent à ce vrai Désir de Dieu, qui leur permettra d’œuvrer avec la Milice Céleste – et non plus par leur simple force - par une prière humble où ils s’abandonnent à Dieu, tout en remplissant leur mission jusqu’au bout. Qu’ils réapprennent leur filiation, être « petits enfants » du Père par qui tout est rendu possible! Qu’à l’image de Marie et de Joseph à la crèche, ils entrent dans l’Adoration du prince de la Paix.

 

1« Notre Père », 10 « Je vous salue Marie » et 1 « Gloire au Père ».  Ô mon Jésus, pardonnez-nous nos offenses, préservez-nous du feu de l’enfer et conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre Miséricorde. Et que par la Miséricorde de Dieu, que les âmes des fidèles trépassés reposent en paix.  

 

 

Bénis le Seigneur, Ô mon âme

 

Bénis le Seigneur, ô mon âme,
Du fond de mon être, son Saint Nom.
Bénis le Seigneur, ô mon âme,
Et n’oublie aucun de ses bienfaits.

 

 

Il pardonne toutes tes fautes,
De tes maladies il te guérit,
À la fosse il rachète ta vie.
Bénis le Seigneur, ô mon âme !

 

 

Quatrième Mystère Joyeux : La Présentation de Jésus au Temple

 

            Ils portèrent l’Enfant à Jérusalem pour le présenter au Seigneur ainsi qu’il est écrit dans la Loi du Seigneur: « Tout garçon premier-né sera consacré au Seigneur ».

 

            L’urgence de « Dieu, premier servi » est manifestée de façon particulière dans ce Mystère où Saint Jean Paul II a vu une image de la consécration religieuse.

           

Extrait du livre: l’Adoration au cœur du monde

 

            Le silence intérieur consiste à se fixer sur Dieu et non plus sur soi-même. Sainte Marguerite Marie disait à propos de l’Adoration: « Regardez Dieu et non vous-même. Plus vous vous éloignerez de vous-même et plus vous vous approcherez de Dieu. Il prendra soin de vous à mesure que vous vous oublierez. » Faire silence devient nécessaire pour que la présence de Dieu remplisse l’espace engendré par le retrait de soi…

 

 

            … Reconnaître son néant signifie reconnaître la transcendance absolue de Dieu par rapport à nous, sa créature. Pour autant, ce « silence d’anéantissement » n’est pas un silence angoissant, pesant ou froid, parce que le rapport de Dieu à l’homme est un équilibre: Dieu est absolument transcendant, une distance infranchissable nous sépare de Lui, et en même temps Il s’est rendu proche de l’homme par la Révélation et par l’Incarnation de Jésus. Dans le silence d’adoration se joignent d’une part la proximité de Dieu avec l’intime de l’âme et d’autre part, la reconnaissance de sa transcendance et la marque de notre respect pour le Créateur.

 

 

            … Le silence préalable est nécessaire  à l’intelligence pour qu’elle se dispose à accueillir la Vérité. L’intelligence reçoit avant même de dire. La parole n’est pas première, elle est précédée d’un silence primordial, un silence qui est le parvis de la parole. Tel est le silence  devant le réel. Dieu précède ce que nous pouvons dire de Lui… 

 

 

            Dans l’adoration, la vérité à recevoir est La Présence de Jésus avec son corps, son âme et sa divinité. Nous comprenons mieux dès lors de quelle densité se charge notre silence d’adoration, où l’intelligence se tait devant l’Être même de Dieu livré à nous, livré pour nous.

 

            Ô Marie, L’Immaculée, Toi qui as su répondre à l’appel de Dieu, donne des aumôniers à nos forces armées et de défense. Suscite également en leur sein des vocations sacerdotales et religieuses et donne à tous de s’offrir comme Hosties Vivantes au Seigneur pour le Salut de la France.  

   

 

1« Notre Père », 10 « Je vous salue Marie » et 1 « Gloire au Père ».  Ô mon Jésus, pardonnez-nous nos offenses, préservez-nous du feu de l’enfer et conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre Miséricorde. Et que par la Miséricorde de Dieu, que les âmes des fidèles trépassés reposent en paix.

 

Chantez avec moi

 

 

Chantez avec moi le Seigneur,
Célébrez-le sans fin.
Pour moi il a fait des merveilles,
Et pour vous il fera de même.

 

Il a posé les yeux sur moi,

Malgré ma petitesse.
Il m´a comblée de ses bienfaits,
En lui mon cœur exulte.

 

 

Cinquième Mystère Joyeux : La Vie Cachée et Silencieuse à Nazareth

 

            Lorsqu’ils eurent accompli tout ce qui était conforme à la Loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, à Nazareth, leur ville. Cependant  l’Enfant grandissait, se développait et se remplissait de sagesse. La grâce de Dieu reposait sur Lui… Et sa Mère gardait fidèlement tous ces souvenirs en son cœur. (Saint Luc 2, 30-40/51)

 

            Par une écoute de Dieu - à travers le silence et l’adoration - renaît un équilibre et la paix.

 

Extrait du livre: l’Adoration au cœur du monde

 

            Ce silence devant Dieu ne nous écrase pas par sa toute Puissance. Ce silence d’Amour que Dieu nous donne nous unit à Lui pour qu’Il se communique à nous… A l’une de ses consœurs carmélites qui lui demandait : « Que dites-vous à Jésus ? », Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus répondait: « Je ne dis rien, je l’aime ! » … Devant l’Hostie, la présence de l’Être aimé suffit à ravir notre cœur. Les mots sont inutiles. Dieu imprime sa présence en nous. Seul le langage du cœur donne accès à la pleine manifestation de la puissance et de l’amour de Dieu.

 

            Souvent, nous croyons ne pas savoir prier et ne savons que faire et que dire durant le temps d’adoration. Pour pallier cette sécheresse, nous sommes tentés de lire des textes de saints, ou de formuler telle prière. Ainsi notre temps d’adoration se passe avec tel texte ou tel auteur, ou tel point théologique, plutôt qu’avec Jésus-Hostie. Notre orgueil nous empêche d’aller à Jésus avec notre propre misère. Soyons donc comme un pauvre qui va demander l’aumône à un homme riche, nous conseille encore Saint Pierre-Julien Eymard et articulons notre silence d’adoration en quatre temps: adoration, action de grâce, réparation et supplication.

 

            Oublions d’abord notre misère pour ne penser qu’à l’infinie Miséricorde de Dieu. L’adoration commence par un geste silencieux du corps qui se met à genoux ou se prosterne en signe de  notre dépendance et de notre amour. Lorsque nous nous mettons à genoux, nous offrons toute notre personne: notre esprit pour le connaître, notre cœur pour l’aimer, notre volonté pour le servir, notre corps pour le glorifier…

 

 

            Puis, rendons grâce à Dieu pour l’amour immense de Jésus pour tous les hommes et pour nous-mêmes en particulier. Remercions-le de nous recevoir près du Tabernacle  à toute heure du jour ou de la nuit. Exprimons notre gratitude au Père de nous avoir donné son divin Fils. Exprimons notre action de grâces à l’Esprit-Saint de l’avoir incarné de nouveau sur l’Autel par le Ministère du Prêtre pour chacun de nous personnellement.

 

 

            Jésus-Hostie est abandonné et délaissé des hommes. Nous avons toujours mille occupations, nous gaspillons du temps sauf pour l’Adoration Eucharistique. Quand nous sommes devant Lui, demandons pardon et réparation pour tant d’indifférence de la part des hommes. Demandons pardon pour nos propres infidélités. Nous pouvons par exemple offrir à cette intention toutes les souffrances que nous avons endurées durant la journée ou la semaine.

 

            Enfin supplions Jésus pour l’Eglise, pour les Prêtres et les Consacrés, mais également pour les pécheurs. Nous pouvons nous exprimer avec simplicité face à Lui en lui formulant simplement nos demandes. Demandons-Lui tout ce dont nous avons besoin. Disons-Lui par exemple: « Jésus, j’ai telle démarche à faire; comment faut-il que je la fasse pour qu’elle soit selon Toi ? J’ai tel sentiment dans le cœur, cela te plaît-il ? J’ai tel projet: penses-tu qu’il soit bon ? »  Jésus nous répond toujours…

 

            Ô Marie, Toi Mère de Dieu et Mère de tous les hommes, viens à Notre Secours ; Apprends à chacun des membres de nos corps d’armées à « se laisser faire par Dieu » afin de pouvoir vivre une vraie relation qui favorise l’Agir de l’Esprit-Saint dans leur vie à tous.

 

1« Notre Père », 10 « Je vous salue Marie » et 1 « Gloire au Père ».  Ô mon Jésus, pardonnez-nous nos offenses, préservez-nous du feu de l’enfer et conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre Miséricorde. Et que par la Miséricorde de Dieu, que les âmes des fidèles trépassés reposent en paix.

 

L’Esprit de Dieu

 

L’Esprit de Dieu repose sur moi, l’Esprit de Dieu m’a consacré,

L’Esprit de Dieu m’a envoyé proclamer la paix, la joie.

 

L’Esprit de Dieu m’a choisi pour étendre le Règne du Christ parmi les nations

Pour proclamer la Bonne nouvelle à ses pauvres.

J’exulte de joie en Dieu, mon Sauveur.

 

 

LOUONS DIEU LE TRES HAUT

 

Ô Père Eternel, nous Vous offrons nos prières dans une joyeuse action de grâces pour Votre Don Précieux de Miséricorde à toute l’humanité.

 

Nous nous réjouissons et nous Vous offrons, Roi très glorieux, notre louange et notre Adoration pour Votre Miséricorde tendre et aimante.

 

Vous êtes, Dieu le Très-Haut, notre Roi et pour ce don que Vous nous apportez maintenant, nous nous prosternons à Vos pieds en humble servitude.

 

Dieu, je vous en prie, ayez pitié de tous vos enfants.

Amen.

 

 

 

L’incroyable omerta médiatique et politique autour de l’assassinat d’Alban Gervaise, égorgé “au nom d’Allah” par Mohamed L. (MàJ)

 

 

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Alban Gervaise, 40 ans, égorgé devant deux de ses enfants de 3 et 7 ans le 26 mai à Marseille. Médecin chef militaire, Il venait d’être promu chevalier de l’ordre national du Mérite par E. Macron (décret du 28 avril 2022).

15/06/2022 - ANALYSE - Ce père de famille a été tué en mai au nom d’Allah, devant une école catholique. Depuis, c’est l’indifférence médiatique et politique.

 

(…) L’AFP alimente les quotidiens régionaux. La plupart ont au mieux mentionné l’égorgement d’Alban Gervaise, puisque c’est de lui qu’il s’agit, en quelques lignes à la rubrique «faits divers». À l’exception notable de L’Union, quotidien de l’Ardennais, qui a publié le 31 mai un éditorial intitulé «Alban Gervaise, un nom qui ne vous dit rien», pour s’indigner du traitement médiatique réservé à son assassinat.

 

            Qu’on en juge: dans la presse écrite nationale, Le Figaro, Le Point et Valeurs Actuelles ont été les seuls à traiter le sujet pour ce qu’il est, un meurtre commis au nom d’Allah. Le Monde, Libération et Le Parisien-Aujourd’hui en France n’en ont pas dit un mot, ni dans leurs éditions papier, ni sur leur site. Dans le reste de la presse, à part France info.fr et TF1 Info, les rares grands médias à s’y être réellement intéressés sont Europe 1, Sud Radio et CNEWS.

 

            L’épouse de la victime a refusé toute médiatisation, pour protéger ses trois enfants. Mais le respect de leur drame personnel n’empêchait pas que les médias fassent leur travail, comme les militaires sont les premiers à le demander. «J’aimerais comprendre pourquoi le meurtre barbare de notre camarade Alban Gervaise a été aussi peu traité par la presse, lance un officier supérieur de l’armée de Terre en poste à Paris. Est-ce parce qu’il était militaire ? Par idéologie ou pour nier la réalité ? Nous sommes nombreux autour de moi à nous poser la question. Et nous voulons une réponse car ce silence médiatique est comme une deuxième mort.»

 

            «Depuis l’annonce de son assassinat, les mêmes interrogations tournent en boucle dans ma tête, assure un chef d’escadron récemment breveté de l’École de Guerre. Que vaut vraiment la mort d’un militaire dans notre pays ? En nous engageant, nous savons et assumons les risques que nous prenons. En servant les armes de la France, nous n’attendons aucune reconnaissance particulière. Nous faisons notre devoir sans nous plaindre. Mais là, je ne comprends pas pourquoi la mort du médecin chef Alban Gervaise, victime du terrorisme, a été occultée à ce point. C’est une honte

 

Que tous nos défunts militaires, pompiers, policiers, etc… soient portés par les anges vers leur nouvelle mission: Qu’ils prennent force et lumière pour s’élever vers le Chemin qui mène au Père! Et que tous nos fidèles trépassés reposent en paix.  

 

 

« Oui, je me lèverai et j’irai vers le Père ! »

Ne les oublions pas !



[1] Cette introduction de même que les passages qui suivent, y compris dans les méditations du chapelet, sont tirés du livre de Monseigneur Rey : « l’Adoration au Cœur du monde ».

 

[2]              Quintus Septimius Florens Tertullianus, dit Tertullien, né entre 150 et 160 à Carthage (actuelle Tunisie) et décédé vers 220 dans la même ville, est un écrivain de langue latine issu d'une famille berbère romanisée et païenne. Il se convertit au christianisme à la fin du IIème siècle et devient le plus éminent théologien de Carthage.          Auteur prolifique, catéchète, son influence fut grande dans l'Occident chrétien. En effet, il est le premier auteur latin à utiliser le terme de Trinité, dont il développe une théologie précise. Il est ainsi considéré comme l’un des plus grands théologiens de la chrétienté de son temps. C’est également un polémiste qui lutte activement contre les cultes païens et contre le gnosticisme de Marcion.

 

[3] Jean Tauler (Taulerus), né vers 1300 à Strasbourg et mort le 16 juin 1361 dans la même ville, est un théologien, mystique et prédicateur alsacien influent, surnommé « le docteur illuminé » .



01/07/2022
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