SOS Saint Joseph

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Chapelles Vivantes et Petits Foyers de Lumière - Juin 2022

Béatifié par le Pape Jean-Paul II le 13 novembre 2005, l’évènement à ne pas manquer était la canonisation de Charles de Foucauld par le Pape François le 15 mai 2022.

 

            Charles de Foucauld est né à Strasbourg le 15 septembre 1858; il est orphelin de père et de mère en 1864. Le grand père prend chez lui les deux enfants: Charles (6 ans) et Marie (3 ans). « J’ai toujours admiré la belle intelligence de mon grand-père dont la tendresse infinie entoura mon enfance et ma jeunesse d’une atmosphère d’amour dont je sens toujours avec émotion la chaleur

 

            Charles est intelligent et il étudie facilement. Il aime beaucoup les livres, mais lit n’importe quoi. Peu à peu, il s’éloigne de la foi… et ne croit plus en Dieu. « A 17 ans, j’étais tout égoïsme, tout vanité, tout impiété, tout désir du mal, j’étais comme affolé… J’étais dans la nuit. Je ne voyais plus Dieu ni les hommes.» Sa jeunesse est orageuse. Après deux ans d’études à l’École Militaire, Charles est officier. Son grand-père vient de mourir et Charles reçoit tout l’héritage. Il a 20 ans. Durant plusieurs années, il va chercher son plaisir dans la nourriture et dans les fêtes. Mais en octobre 1880, Charles est affecté en Algérie.

 

            Il a 28 ans lorsqu'il est touché par une grâce de conversion: « Aussitôt que je crus qu'il y avait un Dieu, je compris que je ne pouvais faire autrement que de ne vivre que pour lui » (cf lettre du 14 août 1901). L'appel à suivre Jésus dans l'imitation de sa vie cachée à Nazareth se précise pour lui lors d'un voyage en Terre Sainte. Pour répondre à cette vocation, il entre au monastère de la Trappe de Notre-Dame des Neiges en Ardèche, puis à sa fondation encore plus pauvre d'Akbès en Syrie. Désireux de reproduire par toute sa vie, celle du Fils de Dieu, simple ouvrier, à partir de février 1897, il se fait domestique chez les Clarisses de Nazareth et de Jérusalem: « J'ai embrassé l'existence humble et obscure de Dieu, ouvrier de Nazareth » (Lettre du 12 avril 1897).

 

Il revient en France en août 1900, où il sera ordonné Prêtre par l'Evêque de Viviers en Ardèche le 9 juin 1901. « Prêtre depuis le mois de juin dernier, je me suis senti appelé aussitôt à aller aux ‘brebis perdues’, aux âmes les plus abandonnées, les plus délaissées, afin d’accomplir envers elles, ce devoir de l’amour : ‘aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés’… Sachant par expérience que nul peuple n’était plus abandonné que les musulmans du Maroc, du Sahara algérien, j’ai demandé et obtenu la permission de venir à Béni Abbès, petite oasis du Sahara algérien sur les confins du Maroc. »

 

            Le 28 octobre 1901, Charles arrive à Béni Abbès: « Les indigènes m’ont parfaitement accueilli; j’entre en relation avec eux, tâchant de leur faire un peu de bien… Les militaires se sont mis à me construire, en briques sèches et troncs de palmiers, une chapelle, trois cellules et une chambre d’hôtes...  Je veux habituer tous les habitants, à me regarder  comme leur frère, le frère universel...  Ils commencent à appeler la maison ‘la fraternité’ et cela m’est doux… »

 

            L'attirance vers des populations plus démunies, ignorantes encore du message chrétien, finit par le conduire dans le désert du Hoggar parmi les Touaregs. Chaque jour, Charles passe des heures au pied du Tabernacle. Mais, à chaque instant, on frappe à la porte: « De 4h30 du matin à 8h30 du soir, je ne cesse de parler, de voir du monde: des esclaves, des pauvres, des malades, des soldats, des voyageurs, des curieux. » Par la prière prolongée souvent la nuit, un amour passionné de l'Evangile, par une humble vie de travail, l’accueil de tous avec une prédilection pour les petits et les pauvres, Charles de Foucauld répond à sa vocation: il devient lui le « frère universel qui aime intensément tous les hommes avec le Cœur même du Christ : Jésus Caritas ». Son itinéraire, il le parcourt seul: « Je resterai seul... heureux, très heureux d'être seul avec Jésus, seul pour Jésus ! » (Lettre du 26 août 1905).

 

             « Si le grain de blé ne tombe en terre et ne meurt, il reste seul; s’il meurt, il porte beaucoup de fruit » (Jn 12, 24). Charles de Foucauld meurt, lâchement assassiné, le premier décembre 1916. Il avait écrit quelques heures auparavant: « Notre anéantissement est le moyen le plus puissant que nous ayons de nous unir à Jésus et de faire du bien aux âmes » (cf Lettre du 1er décembre 1916).

 

 

 Ch de Foucauld.png

  

 

Saint Charles de Foucauld, ancien militaire de la France coloniale

 (né à Strasbourg en 1858 – mort à Tamanrasset[1] en 1916)

 

 

 

Grain de Blé

 

Grain de blé qui tombe en terre,

Si tu ne meurs pas

Tu resteras solitaire, ne germeras pas.

 

Qui à Jésus s’abandonne

Trouve la vraie vie

Heureux l’homme qui se donne, il sera béni.

 

 

 

Chapelet avec La Vierge Marie et Saint Charles de Foucauld

 

1 « Je crois en Dieu », 1 « Notre-Père », 3 « Je vous salue Marie », 1 « Gloire au Père »

 

Premier Mystère Lumineux : Le Baptême de Jésus dans le Jourdain

 

 

« Alors paraît Jésus. Il était venu de Galilée jusqu’au Jourdain auprès de Jean, pour être baptisé par lui. » (Mt 3, 13)

 

Textes de méditation sur le « Baptême de Jésus-Christ dans le Jourdain » de Charles de Foucauld[2]

           Après trente ans entiers de vie cachée, je me suis fait baptiser, pour vous, par amour pour vous. Voyez encore une fois que tous mes actes je les fais par amour pour vous, et que par conséquent je vous appelle par tous mes actes à deux choses, à m'aimer par reconnaissance de cet amour dont je vous aime et à vous aimer les uns les autres pour m'imiter dans cet amour où je vous embrasse tous. Ainsi, tous mes actes vous prêchent avant toute autre chose: l'amour de Dieu, l'amour du prochain. Je vous ai dit, et je vous dirai jusqu'à la fin, que ces deux amours

sont vos deux premiers devoirs, vos deux grands devoirs.



           « Que vous êtes bon, mon Dieu, de vous faire baptiser pour notre bien; tout ce que vous faites, vous le faites pour glorifier Dieu, pour le glorifier par la perfection de vos œuvres et par le perfectionnement de tous les hommes: amour, vous faites tout par amour, par amour pour Dieu d'abord, et en deuxième lieu, par suite de cet amour immense dont Dieu enveloppe les hommes. Dans votre baptême, vous répandez comme en tous les instants de votre vie, un amour infini vers Dieu, et un amour divin sur les hommes. Bonté, charité, amour, tendre compassion, miséricorde se répandant en une pluie de bienfaits ... Voilà ce que nous montrent toutes les pages de l'Evangile: ‘Dieu est amour’ » (1Jn : 4,16)

 

 

            Le résumé de toute la religion, c'est mon cœur: mon cœur dont la vue vous rappelle l'amour que Dieu a pour vous, et l'amour que vous devez rendre à Dieu.
            Par mon baptême, je vous apprends aussi à vous purifier. Purifiez-vous, vous qui avez tant besoin d'effacer vos souillures sans cesse renaissantes, puisque vous me voyez me purifier, moi si pur! Souvenez-vous combien la réconciliation, l'acte de demander et d'obtenir le pardon, de rentrer en grâce, sont un pressant besoin pour l'âme qui aime, combien elle n'a pas de repos jusqu'à ce qu'elle ait obtenu cette assurance répétée que tout est oublié.
            Qu'est-ce que je vous apprends en outre par mon baptême? A vous humilier, vous pécheurs, en me voyant, moi le saint des saints, me mettre au rang des pécheurs.


            Mon Seigneur Jésus, rendez-moi humble! C'est un monde que l'humilité: il faut être humble en tout! Mon Seigneur Jésus, gardez-moi de tout orgueil, de cet orgueil qui est votre ennemi.

 

            « Regardez-moi, je suis doux et humble du fond du cœur » (Mt 11, 29). Faites ceci et vous trouverez le repos de vos âmes, la paix, le salut dans cette vie et dans l'autre; non seulement le salut, mais la consolation, la joie, un doux repos pour l'âme…
            Votre baptême glorifie Dieu! Votre baptême sanctifie les hommes…

 

 

            Ô Marie, Mère du Bel Amour, avec Saint Charles de Foucauld, intercédez pour tous nos membres de sécurité et de défense de France afin qu’ils réalisent pleinement que Jésus-Christ, par sa passion, sa mort et sa résurrection, a fait de chacun d’eux - s’ils le veulent -  des Fils et des Filles de Dieu ! Qu’ils prennent conscience de cette filiation à Dieu - ce cadeau divin. Qu’en retour, humblement, ils soient attachés à y répondre avec beaucoup d’amour et le désir de se libérer de leurs péchés. Qu’ils viennent demander régulièrement le pardon à Dieu dans le Sacrement de Réconciliation !

            Pour ceux qui ne sont pas baptisés, que l’Esprit Saint vienne les remplir de ce désir !

 

 

1« Notre Père », 10 « Je vous salue Marie » et 1 « Gloire au Père ».  Ô mon Jésus, pardonnez-nous nos offenses, préservez-nous du feu de l’enfer et conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre Miséricorde. Et que par la Miséricorde de Dieu, que les âmes des fidèles trépassés reposent en paix.

 

 

Le Seigneur est notre secours

 

Le Seigneur est notre secours

Et nous chantons sa gloire éternellement.

 

Seigneur, détruis le mal par ta présence;

Voici nos cœurs, purifies-les.

 

 

Deuxième Mystère Lumineux : Les Noces de Cana

 

 

            La Mère de Jésus dit aux serviteurs: « Tout ce qu’il vous dira, faites-le! » Jésus leur dit: « Remplissez d’eau ces jarres » et ils les remplirent jusqu’au bord… « Puisez maintenant et portez-en au maître du repas… » L’eau changée en vin… tel fut le premier des signes de Jésus. (Jn 2, 3-11)

            Dieu le Père te dit d’écouter Jésus (Mt 17, 5). Marie, ta mère te dit: « Fais tout ce qu’il te dira. » (Jn 2, 5): le fais-tu en toute conscience pour devenir ‘bon et fidèle serviteur’? Seigneur Jésus tu as dit: « Sans toi, nous ne pouvons rien faire. » (Jn 15, 5); par ton Esprit Saint, accomplis en nous ton commandement d’Amour.

 

Textes de méditation de Charles de Foucauld

            La Prière du Bienheureux Frère Charles de Jésus

« Faites-moi donc la Grâce, ô mon Dieu, d’avoir foi en Vous » :

            « Ayez foi en Dieu! Combien de fois Vous nous répétez ces Paroles, mon Dieu, dans tous les Evangiles, et dans les mêmes termes! Combien il faut qu'elles soient importantes pour que Vous nous les inculquiez avec tant d'insistance! Faites-moi donc la grâce, ô mon Dieu, de bien m'en pénétrer.

 

 

Tout ce que je Vous demande, pourvu que je Vous le demande avec foi, avec confiance que je le recevrai de Vous, Vous me l'accorderez: pourvu toutefois que je ne Vous demande pas une chose qui me soit nuisible, ou un bien médiocre qui paraît grand à mes yeux et à la place duquel Vous voulez me donner un bien vraiment grand. Vous êtes un Père, un Père tout-puissant et infiniment Sage, comme infiniment Bon et Tendre: Vous dites à votre petit enfant, tout petit, bégayant à peine, ne marchant qu'à l'aide de votre Main; Vous lui dites: tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, pourvu que tu le demandes avec confiance. Et Vous le lui donnez, avec quelle facilité cela va sans dire: avec quel empressement, quand ses demandes sont raisonnables, surtout quand elles répondent à vos Désirs, aux sentiments que Vous voulez voir en lui, quand elles sont conformes à ce que Vous désirez Vous-même plus ardemment que lui!

 

S'il Vous demande des jouets coupants, tranchants, dangereux, Vous les lui refusez, par bonté pour lui, mais Vous l'en consolez en lui donnant à la place d'autres douceurs sans danger: s'il Vous demande avec grande instance d'aller dans un lieu où Vous voyez qu'il ne retirera pas grand bien, Vous ne lui donnez pas le bien faux qu'il demande, mais Vous lui accordez le bien vrai qu'il demanderait s'il voyait clair et Vous le prenez par la main pour le conduire non où il avait envie d'aller mais où il est, pour lui, le meilleur qu'il aille. Amen. »

 

 

            Ô Marie, Mère du Bel Amour avec Saint Charles de Foucauld, intercédez pour tous nos membres de sécurité et de défense de France, parfois tentés de suivre des voies qui ne sont pas celles de Dieu, en raison de pressions difficiles à contenir dans un contexte trop fort d’adversité. Que l’Esprit Saint, par une onction toute-puissante, les saisisse pour les conduire selon le Désir du Père, vers de meilleurs chemins qui ne mettent pas leur âme en danger. Que l’Esprit Saint œuvre à faire grandir leur Foi et leur Confiance en leur Père céleste si Bon et Tendre.

            Que la Vierge Marie les mette tous sous son manteau protecteur !

 

 

1« Notre Père », 10 « Je vous salue Marie » et 1 « Gloire au Père ».  Ô mon Jésus, pardonnez-nous nos offenses, préservez-nous du feu de l’enfer et conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre Miséricorde. Et que par la Miséricorde de Dieu, que les âmes des fidèles trépassés reposent en paix.

 

 

Gloire à Toi, Esprit de Feu

 

Gloire à toi! Je veux chanter pour toi,

Esprit de feu, Seigneur!

Louange à toi! Tu emplis l’univers,

Gloire à toi, Alléluia!

 

Esprit Saint, viens purifier ma vie,

Lave ce qui est souillé

Rends droit mon chemin,

Garde-moi du péché,

Mon cœur est prêt, mon cœur est prêt.

 

 

Troisième Mystère Lumineux : La Prédication du Royaume de Dieu

 

 

            Il parcourait toute la Galilée, enseignant dans leurs synagogues, proclamant la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissant toute maladie et toute langueur parmi le peuple. (Mt 4, 23)

            « Ta parole et ta prédication doivent être une démonstration d’Esprit et de puissance »

(1 Co 2, 4). Alors, lève-toi et marche en chantant: « J’ai décidé d’annoncer Jésus… sans hésiter, sans reculer. »

 

Textes de méditation de Charles de Foucauld

 

            La Prière du Frère Charles de Jésus (de Foucauld) « Mon Dieu, que Vous êtes bon ! »  
« Que Vous êtes bon, mon Dieu, et comme Vous vous appliquez à relever les pécheurs, à crier « Espérance » aux coupables. Comme Vous vous montrez dès les premières lignes de l’Évangile, le Bon Pasteur, le Père de l’enfant prodigue, le divin Médecin venu pour les malades. Il semble que Vous preniez à tâche dès les premières lignes de l’Évangile de nous répéter: « Je ne veux pas la mort du pécheur mais qu’il se repente et qu’il vive ». Ô Dieu, Père des miséricordes, Vous voulez nous dire qu’il y a espérance et grâce même pour les coupables, même pour les plus déchus, les plus souillés. Ceux qui aux yeux des hommes sont irrémédiablement avilis et tombés, sont encore nobles et beaux à Vos yeux. Qu’ils se repentent, qu’ils disent comme David: « J’ai péché ».

 

Vous ouvrez si largement pour ces âmes, que le monde croyait si perdues et que Vous avez si pleinement retrouvées, relevées, purifiées, embellies, Vous leur ouvrez si largement le trésor de Vos faveurs, qu’aucune grâce ne leur est refusée, qu’aucune grandeur ne leur est inaccessible. Quelque bas que nous tombions, ne désespérons jamais. La bonté de Dieu est au-dessus de tout mal possible. « Quand vos péchés seraient comme l’écarlate, je vous rendrais plus blanc que la neige ». Il n’est pas un moment dans notre vie où nous ne puissions commencer une existence nouvelle, séparée comme par un mur de nos infidélités passées. Amen. »

 

 

            Ô Marie, Mère du Bel Amour avec Saint Charles de Foucauld, qui êtes remplis d’une Espérance infinie, imprimez auprès de tous les membres de nos corps d’armées, l’assurance que Dieu est Miséricorde :

            « Le Père des miséricordes veut faire grâce même pour les coupables, les plus déchus, les plus souillés. Ceux qui aux yeux des hommes sont irrémédiablement avilis et tombés sont encore nobles et beaux à Ses yeux. Qu’ils se repentent, qu’ils disent comme David: « J’ai péché ».

Père des Miséricordes, Vous ouvrez si largement pour ces âmes, que le monde croyait si perdues et que Vous avez si pleinement retrouvées, relevées, purifiées, embellies, Vous leur ouvrez si largement le trésor de Vos faveurs qu’aucune grâce ne leur est refusée, qu’aucune grandeur ne leur est inaccessible. Quelque bas qu’ils tombent, qu’ils ne désespèrent jamais ! »

 

 

1« Notre Père », 10 « Je vous salue Marie » et 1 « Gloire au Père ».  Ô mon Jésus, pardonnez-nous nos offenses, préservez-nous du feu de l’enfer et conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre Miséricorde. Et que par la Miséricorde de Dieu, que les âmes des fidèles trépassés reposent en paix.

 

 

Venez chantons notre Dieu

 

Venez chantons notre Dieu

Lui, le Roi des cieux !

Il est venu pour sauver l’humanité

Et nous donner la vie.

Exulte pour ton Roi, Jérusalem danse de joie.

 

S’il est venu, ce n’est pas pour nous juger,

Exulte Jérusalem, danse de joie,

Mais seulement pour que nous soyons sauvés,

Exulte Jérusalem, danse de joie.

 

 

Quatrième Mystère Lumineux : La Transfiguration

 

 

            Une nuée lumineuse les prit sous son ombre, et voici qu’une voix disait dans la nuée: « Celui-ci est mon Fils bien-aimé qui a toute ma faveur, écoutez-le ! » (Mt 17, 5)

            « Par sa lumière, nous voyons la lumière » (Ps 36, 10)

Ne laissons pas le péché éteindre en nous la lumière de la Résurrection.

 

 

Textes de méditation de Charles de Foucauld

            « …Il faut passer par le désert et y séjourner pour recevoir la Grâce de Dieu; c’est là qu’on se vide, qu’on chasse de soi tout ce qui n’est pas Dieu et qu’on vide complètement cette petite maison de notre âme pour laisser toute la place à Dieu seul. […] C’est un temps de grâce, c’est une période par laquelle toute âme qui veut porter des fruits doit nécessairement passer. Il lui faut ce silence, ce recueillement, cet oubli de tout le créé, au milieu desquels Dieu établit son règne et forme en elle l’esprit intérieur. La vie intime avec Dieu, la conversation intime de l’âme avec Dieu dans la foi, l’espérance et la charité.

 

 

            Plus tard l’âme produira de fruits exactement dans la mesure où l’homme intérieur ce sera formé en elle. Si cette vie intérieure est nulle, il y aura beau avoir du zèle, de bonnes intentions, beaucoup de travail, les fruits sont nuls: c’est une source qui voudrait donner de la sainteté aux autres, mais qui ne peut, ne l’ayant pas; on ne donne que ce qu’on a et c’est dans la solitude, dans cette vie, seul avec Dieu seul, dans ce recueillement profond de l’âme qui oublie tout le créé pour vivre seule en union avec Dieu, que Dieu se donne tout entier à celui qui se donne ainsi tout entier à Lui. »

 

            Ô Marie, Mère du Bel Amour et Saint Charles de Foucauld, qui rayonnez de la vie de Dieu en vous, amenez chacun des membres de nos corps d’armées de France à la prise de conscience de ce besoin vital d’être relié à Dieu.

            Qu’il leur soit donné des temps de solitude grâce auxquels, spontanément, ils puissent rechercher cette Présence intime de l’Esprit Saint sur eux et en eux, les conduisant doucement à la connaissance de notre Dieu d’amour.

            Qu’ils rencontrent des personnes transfigurées de cette douce Présence, afin de pleinement désirer pour eux-mêmes l’action transformante de l’Esprit Saint !

 

1« Notre Père », 10 « Je vous salue Marie » et 1 « Gloire au Père ».  Ô mon Jésus, pardonnez-nous nos offenses, préservez-nous du feu de l’enfer et conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre Miséricorde. Et que par la Miséricorde de Dieu, que les âmes des fidèles trépassés reposent en paix.

 

 

Jubilez, criez de joie

 

 

Jubilez, criez de joie, Acclamez le Dieu trois fois Saint!

Venez le prier dans la paix; témoigner de son Amour.

Jubilez, criez de joie, pour Dieu notre Dieu!

 

 

Ouvrez-vous, ouvrez vos cœurs

Au Dieu de Miséricorde.

Laissez-vous réconcilier,

Laissez-vous transfigurer.

 

 

Cinquième Mystère Lumineux : L’Institution de l’Eucharistie

 

 

            « J’ai moi-même reçu ce qui vient du Seigneur, et je vous l’ai transmis: la nuit où il était livré, le Seigneur Jésus prit du pain, puis, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit: « Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi ». Après le repas, il fit de même avec la coupe, en disant: « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi ».

            Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne ».(1 Co11,23-26)  

Textes de méditation sur l’« Institution de l’Eucharistie » de Charles de Foucauld :

            A la veille de mourir j'instituai la Sainte Eucharistie, vous apprenant combien je vous aime et combien vous devez vous aimer les uns les autres, puisque je vous aime tant, puisque je me donne tout entier à chacun de vous et que je veux vivre et être toujours en chacun de vous.



            « Ô mon Dieu, quelles immensités d'amour! Quels horizons infinis! Que l'être aimé se donne à celui qui l'aime, quelle douceur, quel bonheur! Non, mon Dieu, je ne puis rien dire, je ne puis qu'adorer, me prosterner, me taire, me confondre, défaillir dans une gratitude anéantie ... Mon Dieu, que Vous nous aimez! Puisque Vous êtes toujours avec nous dans la Sainte Eucharistie, soyons toujours avec Elle. La Sainte Eucharistie, c’est Jésus, c’est tout Jésus! Dans la Sainte Eucharistie, Vous êtes tout entier, tout vivant, mon bien-aimé Jésus, aussi pleinement que Vous étiez dans la maison de la sainte Famille à Nazareth, dans la maison de Magdeleine à Béthanie, que Vous étiez au milieu des apôtres. De même, Vous êtes ici, mon Bien-Aimé.


            Recevons Jésus notre vie, le plus souvent qu'il dépendra de nous, recevons notre Bien-Aimé en préparant le mieux possible notre âme à Sa visite; recevons-le en lui faisant le meilleur accueil possible, comme on reçoit le Bien-Aimé non seulement venant à nous, mais venant en nous, et se donnant, se livrant, s'abandonnant pour être totalement possédé par nous.


           
« Si vous ne mangez la chair du Fils de l'homme, vous n'aurez pas la vie en vous » (Jn 6,53). Que Vous êtes bon, mon Dieu, de nous faire un précepte si sévère de la chose du monde qui nous est la plus douce! Que Vous êtes bon, en instituant la Sainte Eucharistie et en nous ordonnant si fortement de La recevoir et de La recevoir souvent, de prendre un moyen si fort pour nous unir à Vous par l'amour, pour nous établir dans Votre amour.


            Ô mon Jésus, comment n'aimerions-nous pas Dieu, quand 
Vous l'aimez Vous-même en nous si souvent ? …

            Mon Dieu, je Vous adore en moi où Vous êtes. Vous êtes en moi, mon Bien-Aimé, que me faut-il de plus? Vous êtes en moi, rien ne peut me séparer de Vous, ni la terre, ni les hommes, ni les anges, ni les principautés, ni rien de ce qui est sur la terre ni sous la terre. Vous êtes en moi, toujours, toujours je Vous ai dans mon âme, toujours, toujours je puis Vous adorer, Vous tenir compagnie, Vous parler... Que je suis heureux! Que m'importe tout le reste? Vous êtes en moi, mon Bien-Aimé, rien ne peut me priver de Vous, que me faut-il de plus? Rien, mon Dieu, que de profiter de mon bonheur! Faites, ô Jésus, que je le fasse! »

 


            Ô Marie, Mère du Bel Amour avec Saint Charles de Foucauld, ouvrez les cœurs de nos membres de sécurité et de défense de France, afin qu’ils apprennent à reconnaître de quel amour Dieu aime chacun d’entre eux !

            Que la grâce de la Sainte Eucharistie - où Dieu se donne intégralement à tout homme - soit une telle révélation qu’elle les incline au désir d’Adoration face à une telle Présence, permettant ainsi à Dieu de les visiter par l’Hostie consacrée, avec Puissance. Qu’ils viennent - aussi souvent qu’il leur est possible - recevoir le Sacrement de l’Eucharistie, et offrent en retour, leur cœur, leur âme, leur vie…

 

Mon Père, je m’abandonne à Toi

 

 

Mon Père, Mon Père, je m’abandonne à Toi.

Fais de moi ce qu’il Te plaira.

Quoique Tu fasses, je Te remercie,

Je suis prêt à tout, j’accepte tout.

 

Car tu es mon Père,

Je m’abandonne à Toi

Car tu es mon Père, je me confie en Toi (Bis)

 

 

Mon Père, Mon Père, en Toi, je me confie;

En Tes mains, je mets mon esprit,

Je Te le donne, le cœur plein d’amour.

Je n’ai qu’un désir: T’appartenir.

 

 

 

Mettons-nous à l’école de Saint Charles de Foucauld

 

 

             1) Mettons nous en sa Présence

 

 

"Notre Seigneur se prosterne pour prier.

            Imitons-le: aimons à prier prosternés, à genoux, dans les postures les plus pénitentes, les plus humbles, les plus suppliantes: ce sont, de toutes les manières, celles qui nous conviennent le mieux, et ce sont aussi les plus douces, pour nous, car ce sont les plus amoureuses."

            "Vous êtes, mon Seigneur Jésus, dans la Sainte Eucharistie, vous êtes là, à un mètre de moi! Votre corps, votre âme, votre humanité, votre divinité, votre être tout entier est là, dans sa double nature. »

            Louons donc dans nos prières, adorons, ne nous contentons pas de dire: « merci, pardon, secourez-nous », mais faisons précéder ces trois invocations si nécessaires de celle-ci : " Je vous adore", c'est à dire: « Je vous aime, je Vous loue, Vous êtes infiniment beau, infiniment aimable, je le proclame de toutes mes forces." (Méditations Lc 19, 40)

 

 

             2) Prenons conscience que le Seigneur nous attend

 

 

            « Depuis combien de temps Dieu patiente! Depuis combien de temps il jardine notre âme sans qu'elle rapporte de fruit!"   (Imitation du Bien-Aimé p.62)

            " L'action de grâce doit tenir une très grande place dans nos prières, car la bonté de Dieu précède tous nos actes; elle environne tous les instants de notre vie. Quand nous sommes devant le Saint-Sacrement surtout, que notre premier mot soit toujours:
‘Merci, merci d'être à vos pieds! Que je suis heureux’." (Méditation Lc 15, 10)

 

 

            3) Demandons-lui la foi!

 

 

            "Elle me manque si souvent pour deux causes: parce que je me regarde trop et je ne regarde pas assez Dieu; j'ai les yeux sur mon indignité au lieu de les avoir sur Sa bonté, sur Son amour, sur Son Cœur ouvert pour moi... (Méditation Mt 9, 22)

            Notre Seigneur nous apprend à prier: il faut d'abord demander à Dieu ce que nous désirons, avec la simplicité de l'enfant qui parle à son père, et après cela, ajouter: "Cependant non ma volonté mais la Vôtre". Faisons ainsi: point de recherche dans nos prières; la simplicité absolue; demandons ce que désire notre cœur. (Méditations Mt 26, 39)



[1] Algérie

[2] Tous les passages notés dans l’introduction en italique, de même que  les méditations des Saints Mystères, sont tous tirés des Textes extraits des sermons, homélies, lettres et écrits de Charles de Foucauld 



01/06/2022
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